Platon appelait ça la réminiscence.
Moi j'appelle ça des gros souvenirs enfouis qui refont surface.
C'est pareil, sauf que dans le deuxième cas on vous comprend.
Tout à l'heure, ayant entrepris de mettre enfin un peu d'ordre dans ma chambre - me découvrant par la même occasion des talents de spéléologue - quelle ne fût pas ma surprise lorsqu'au fond d'un coffre dans lequel j'entasse tout et n'importe quoi depuis dix-huit ans, je découvris, bien dissimulés derrière une bonne couche de poussière, des cassettes audio vieilles comme le monde, et un vieux walk-man tout pété, genre années 60...
La première réminiscence, c'est quand je me suis souvenu que la musique, ça existait déjà avant l'invention du mp3.
La deuxième réminiscence, c'est lorsque je me suis souvenu qu'à 5-6 ans, j'écoutais Hughes Aufray et Pierre Perret, ET QUE J'AIMAIS ÇA!! Je vous passe les Carlos et Henri Dès!! Non mais imaginez! D'autres se seraient immolé pour ça!
Au final, j'ai cette horrible impression que mes oreilles ont été violées, mais que mon cerveau a préféré me le cacher.
Enfin bref, tout ceci m'a fait réfléchir sur le passé et sur l'évolution de l'enfant aujourd'hui, de sa première tétine à son premier joint.
Mais plus personnellement, il m'a fait réaliser que la musique -si tant est qu'on puisse nommer ainsi ce que j'écoutais à 5 ans- a toujours été très présente dans ma courte mais non moins pleine existence. Et là je dis...
FLASHBACK!
Bien évidemment je passerai cette période extrêmement traumatisante de ma vie, qui aurait mieux fait de rester bien cachée au fond de mon subconscient, et je commencerai donc ma rétrospection musicale à partir de mes 8 ans.
Car c'est à 8 ans donc, que le petit Jicé, les cheveux courts et encore presque toutes ses dents de lait, découvre un artiste, que dis-je un mythe, qui révolutionna son univers musical (et Dieu sait qu'il en avait bien besoin), de la même manière qu'il avait révolutionné la vie de millions d'autres gens, je veux bien sûr parler de Robert Allen Zimmerman, mieux connu sous le nom de
Bob Dylan.
Il s'agit là de la première figure emblématique qui aura marqué ma jeunesse. Et je pense que c'est avec le Best Of entre les mains que j'ai décidé que j'aimerai l'anglais, ne serait-ce que pour comprendre ces paroles qui me semblaient déjà magnifiques. Le temps ne m'en aura apporté que la confirmation.
Bien sûr juste après, dans le cheminement de Dylan, je fis la connaissance de ce cher Jimi, mais bien qu'à l'époque j'étais capable de passer une après-midi entière devant le miroir à refaire
Voodoo Chile en air-guitar,
Hendrix ne me procura jamais autant de sensations qu'un bon
Blowin' In The Wind.
Quoiqu'il en soit, il semble assez clair qu'à cette époque, le son d'une guitare avait quelques effets secondaires sur moi.
Jusqu'à 12-14 ans, je ne vivais donc que pour Dylan, mais entre-temps j'avais aussi découvert
Dire Straits et leur énorme
Sultans of Swing, bien aidé par la collection intégrale de mon pôpa, ainsi que les
Rolling Stones,
Pink Floyd,
Aerosmith,
Simon&Garfunkel, l'éternel
Queen (j'ai été bercé par
Another One Bites The Dust), mais surtout une chanson en particulier, et qui est aujourd'hui encore parmi mes trois chansons préférées:
Forever Young d'
Alphaville, avec récemment une reprise encore plus magnifique de KCPK, malheureusement introuvable sur le net...
Et puis vint
Kurt Cobain.
Nevermind est le premier CD que je me suis acheté moi-même.
Avec
Nirvana, on est toujours dans la branche rock, mais il faut bien le reconnaître, à l'extrême opposé du Dylan qui m'avait fait découvrir la musique. Encore maintenant je n'arrive pas à expliquer comment on peut adorer à la fois le rock-country de Bob et le grunge de Kurt.
Mais en fait ce n'est pas tant Nirvana que j'adulai, mais plutôt Cobain lui-même, à qui, à l'époque, je vouai un véritable culte. Sans vouloir rentrer dans une introspection qui s'avérerait trop longue et, disons-le, un peu ennuyeuse (déjà comme ça l'article dure...
^^), je pense que Cobain était à la fois tout ce que je voulais être, et ne pas être. Ou plutôt tout ce que j'étais, mais que je n'étais pas... Enfin bon voilà quoi. Je me comprends.
A partir de là, mon champ musical s'élargit, et tout ce qui touchait à la guitare, à l'exception peut-être d'un certain
Elvis, était susceptible de m'attirer.
A noter une petite déviance passagère vers
The Offspring, qui aujourd'hui ne subsiste qu'à travers
Kids Aren't Alright, que je ne pourrai jamais désaimer de toute façon.
Bref, c'est ainsi qu'à 15 ans je redécouvris un petit groupe, qui ne m'avait pas particulièrement scotché au départ, mais au répertoire suffisamment varié pour y trouver son compte: les
Beatles.
Bizarrement, le côté un peu folklore des Beatles me plaisait, et à force d'écoute prolongées et répétées, je finis très vite par me ranger de ceux qui voyaient en eux le meilleur groupe de l'Histoire.
Après Dylan, puis Cobain à un degré inférieur,
Lennon devenait ma troisième idole, et à l'heure actuelle, il est toujours en tête, avec
Imagine en tête de mes chansons préférées, loin devant
Forever Young et
Knockin' On Heaven Doors...
L'un des moments les plus marquants de ma petite vie sera ma journée passée à Liverpool (qui comme chacun le sait est le berceau des Beatles...), en compagnie d'une charmante personne (
^^), lorsque l'on s'est enchaîné Anfield et le Beatles Museum... Une sorte de pèlerinage, qui n'a fait que renforcer mon admiration pour Lennon...
Depuis, Lennon, Cobain et Dylan toujours autant ancrés dans mon univers musical, je me suis tourné vers un groupe un peu plus contemporain, puisqu'il est mon groupe préféré "encore en activité", à savoir les
Red Hot Chili Peppers, à qui l'on doit quelques unes des plus belles mélodies. Sans oublier le déjà mythique
Coldplay, bien entendu...
Mais depuis deux ans, je me suis musicalement laïcisé, et réconcilié avec un genre plus vraiment moderne, mais qui s'est beaucoup amélioré par rapport à il y a 2-3 ans: l'électro-pop-rock.
Et aujourd'hui, c'est le Melting Pot dans ma discothèque: entre
Californication et
One, on trouve du
Digitalism, du
Late of The Pier, du
Ting Tings, du
Justice, mais aussi et surtout LE groupe de ces deux dernières années:
MGMT!! A celà s'ajoutent bien sûr les classiques du rock contemporain:
Good Charlotte,
Foals,
Eels,
Babyshambles,
Lenny Kravitz,
The Do,
Snow Patrol, ...
Pffiou! Et ben, j'avais des choses à dire faut croire... (dès qu'il s'agit de parler de moi...
^^)
Bon, parti comme c'est parti, au prochain article, je vous écris mes Mémoires!!
Pour finir, je voudrai faire remarquer que mes statistiques de visites mensuelles n'ont jamais été aussi élevées que depuis que nous sommes en prépa...
Je ne vous félicite pas.
Allez, kissous mes lapinous!